La progression spectaculaire du tabagisme féminin.
L’augmentation du tabagisme chez la femme a vraiment commencé dans certains milieux dès la fin de la deuxième guerre mondiale, mais c’est surtout après 1968 qu’elle devient progressivement de plus en plus forte.
L’industrie du tabac a très bien su cibler les femmes, non seulement par une publicité spécifique qui associait cigarette et minceur ou féminité, mais surtout en modifiant les produits disponibles : cigarettes plus douces par l’ajout au tabac de nouvelles substances, cigarettes au nouveau look plus fines et plus longues, emballages plus élégants.
C’était pour séduire les femmes que les cigarettes « légères » devinrent la référence. Mais naturellement la nocivité du tabac n’était en rien modifiée. Nous savons maintenant que cigarette « light », récemment interdite, ne présente aucun avantage pour la santé.
Et, avec le temps on a vu dans de nombreux pays développés, le tabagisme féminin dépasser celui des hommes. En France aujourd’hui le nombre de jeunes filles qui fument est un peu plus important que celui des garçons et chez elles le nombre de cigarettes par jour ne cesse d’augmenter, rattrapant peu à peu celui des hommes.
« La femme qui fume comme un homme meurt comme un homme. »
Il en résulte une progression spectaculaire des cancers tabagiques de la femme :
- Le cancer broncho-pulmonaire est devenu le 2ème cancer le plus fréquent de la femme derrière le cancer du sein. La mortalité du cancer du poumon dépasser même celle du cancer du sein aux Etats-Unis.
- Le tabac augmente la fréquence du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein. Certaines études semblent montrer, par contre, que le tabac diminuerait le risque de survenue des cancers du corps de l’utérus. L’effet anti-estrogènes de la nicotine peut apparaître comme la cause logique de cette constatation puisqu’il s’agit d’un cancer hormono-dépendant.
- Le cancer des voies aériennes supérieures est en progression chez la femme.
Le risque vasculaire du tabagisme est multiplié par la pilule
En cas d’association avec les pilules estro-progestatives, le fait de fumer multiplie, par un coefficient de l’ordre de plus de 20, le risque d’accident vasculaire cérébral, et par 4 à 10 celui des infarctus du myocarde. Les pilules mini dosées ont atténué ce risque mais ne peuvent pas le supprimer.
De même cette association augmente considérablement le risque de thrombose veineuse en perturbant la coagulation sanguine.
3. Le tabac représente un danger majeur pour le fœtus au cours de la grossesse…
…avec un risque accru d’avortement spontané, d’hématome rétroplacentaire, de grossesse extra utérine, de mort subite du nourrisson.
« Quand la femme enceinte fume, son enfant fume aussi. »
Le tabagisme réduit la fertilité de la femme et avance l’âge de la ménopause de 1,5 à 2 ans.
Le tabac contrarie aussi l’oestrogénothérapie substitutive utilisée dans le traitement de la ménopause (efficacité moindre) et provoque une aggravation de l’ostéoporose post-ménopausique et donc une augmentation du risque de fractures.
Mais, à coté de ces pathologies, le tabagisme provoque chez la femme une action néfaste sur la peau :
- Le tabac est cause d’un vieillissement prématuré qui se traduit par une perte d’élasticité, de souplesse et de résistance. La peau d’une fumeuse se rapproche de celle de la femme ménopausée. Sans doute est-ce le fait de la perturbation du métabolisme des estrogènes par la nicotine associé au fait que la contraction des vaisseaux périphériques qui persiste plusieurs minutes après avoir fumé ce qui diminue l’oxygénation du sang.
- On constate des rides plus intenses surtout autour de la bouche, des vergetures sur le corps d’apparition plus précoce, un teint plus terne, des cheveux plus cassants, ce qui associés aux ongles et aux dents qui jaunissent, ne va pas dans le sens de la femme idéale tel que le 21ième siècle nous la décrit c’est-à-dire sachant garder un corps désirable au fil des ans. (Sic !)
Une beauté qui part en fumée.
Le tabac nuit au charme féminin et fane la beauté.
Les dégâts esthétiques du tabac se manifestent notamment à plusieurs niveaux :
- la peau, vieillie prématurément, est plus facilement ridée, défraîchie, desséchée ;
- les doigts et les ongles prennent une coloration jaunie ;
- les cheveux sont plus fragiles et cassants ;
- les yeux sont rouges, larmoyants, avec gonflement des paupières ;
- les dents sont jaunies et l’haleine tabagique ;
- la voix est souvent éraillée et plus grave.

