Les Dangers

Les effets immédiats

Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien-être et une modification des perceptions (par exemple, sensation de mieux entendre la musique). Mais les effets recherchés ne sont pas toujours obtenus.

Les effets de la consommation de cannabis sont variables : légère euphorie accompagnée d’un sentiment d’apaisement, légère somnolence. Mais elle peut entraîner aussi parfois un malaise, une intoxication aiguë (« bad trip ») qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’étouffement, une angoisse très forte.

Le cannabis diminue les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis. La perception visuelle, la vigilance et les réflexes sont également modifiés. Ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise des machines (machines-outils par exemple).

Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques comme :

  • un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
  • une augmentation de l’appétit (fringales) ;
  • une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
  • une diminution de la sécrétion salivaire (bouche sèche) ;
  • parfois une sensation de nausée.

A 17 ans, un adolescent sur cinq consomme du cannabis plus de 10 fois dans l’année, et 15% d’entre eux plusieurs fois par semaine.

Les effets d’une consommation régulière

Certains effets sont loin d’être anodins et révèlent un usage problématique, donc nocif :

  • difficultés de concentration, difficultés scolaires.

    L’été 2012 une équipe néo-zélandaise a publié une étude qui a démontré les risques sur les capacités intellectuelles de jeunes consommateurs. Menée sur plus de 1000 jeunes pendant presque 30 ans, elle atteste une baisse des performances intellectuelles, pouvant atteindre jusqu’à 8 points de QI. Cependant, cette diminution ne concerne que 5% des consommateurs.

    Trois facteurs interviennent dans la diminution des capacités intellectuelles: la précocité, la quantité et la durée de consommation. Une consommation « régulière et abondante » altère une zone spécifique du cerveau, la substance blanche, ce qui entraine directement une baisse d’attention et de la mémorisation. De plus, le taux de dopamine, qui agit sur les processus de plaisir, pourrait chuter jusqu’à 20%. Pour illustrer cette comparaison, la chute de dopamine atteint « 30% chez les Parkinsoniens », selon Jean-Luc Martinot, spécialiste d’imagerie médicale.

  • préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation ;
  • risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit ;
  • chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiété, la panique et favoriser la dépression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffée délirante qui nécessite une hospitalisation dans un service spécialisé. Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrénie.

Même si les experts affirment que la dépendance physiologique serait minime, ils concèdent néanmoins que la dépendance psychique des sujets varie mais peut être très forte. Les fumeurs recherchent des sensations fortes et ils veulent s’échapper de leur état d’ennui. Fumer régulièrement est révélateur d’un état dépressif ou de stress très profond chez le consommateur. Il est primordial de détecter la véritable source de mal-être pour la traiter correctement.

Source : www.drogues-dépendance.fr

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