Les vaccins contre le papillomavirus ne provoquent pas de Sclérose en Plaque

Sur ce cas particulier et médiatisé, il peut être utile de faire un point claire et franc sans passer sous silence les très faibles risques qui semblent être associés à ce vaccin:

C’est en 2014 qu’un scandale avait éclaté en France et avait jeté le discrédit sur les vaccins contre le papillomavirus. Des dizaines de femmes avaient porté plainte contre la compagnie pharmaceutique (Merck-Sanofi Pasteur) qui fabriquait le Gardasil, en accusant le produit de d’augmenter les risques de contracter des maladies auto-immunes comme la Sclérose en Plaque.

  • L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament a depuis publié un rapport qui dément ces accusations : le Gardasil n’entraînent pas d’augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes.
  • Pour arriver à cette conclusion elle a suivi plus de deux millions de filles âgées entre 13 et 17 ans de 2008 à 2013. L’équipe de recherches a découvert que celles qui ont été vaccinées n’ont pas développé plus de maladies auto-immunes suite à l’injection du vaccin que celles qui n’ont pas été vaccinées.

Cependant l’étude a révélé que deux maladies sont très légèrement contractées par des patientes vaccinées : les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le syndrome Guillain-Barré (c’est une maladie des nerfs pour laquelle une hospitalisation est nécessaire).

  • Gardons en tête que ces évènements sont à comparer à la survenu du cancer du col de l’utérus qui lui est dans le top 10 des cancers les plus fréquent chez les femmes…

Même s’il y a un risque de développer une maladie auto-immune lors d’une vaccination, il est primordial de se protéger et de se faire vacciner. Malgré les campagnes de prévention et de recherches, les chiffres sont alarmants : le papillomavirus est responsable de 70 à 80% des cancers du col de l’utérus. La vaccination est un des seuls moyens de se protéger de ce virus.

 

 

Comment est-ce que ça marche ?

Vous pouvez jetez un oeil à notre article dédié à ce sujet pour les infos pratiques pour plus de détail c’est la suite ici :

Le papillomavirus infecte les cellules qui se trouvent sur la muqueuse du col de l’utérus, y introduit une partie de son ADN. La muqueuse subit alors progressivement une profonde modification de sa constitution : une dysplasie cervicale. Sans traitement, cette transformation peut conduire au cancer du col de l’utérus, le cancer papillome, qui est mortel dans un tiers des cas en France.

Le Gardasil (ou le Cervarix) cible directement les principales souches du papillomavirus.

Le virus se transmet lors de relations sexuelles, il est donc primordial de vacciner les filles le plus tôt possible, avant qu’il ne soit déjà trop tard. Les campagnes de dépistage qui sont lancées depuis les années 1980 ont porté leur fruit : le nombre de cas a été divisé par deux. Faire un frottis une fois tous les cinq ans a permis de sauver la vie de milliers de femmes.

Malheureusement les plaintes déposées par les victimes contre le Gardasil ont beaucoup ralenti les vaccinations. Depuis cette affaire, seulement 40% des filles ont été vaccinées au lieu des 70-80% attendus. C’est un fait très grave quand on sait que les bénéfices du vaccin nécessitent du temps avant d’être efficaces et que le cancer du col de l’utérus n’apparaît pas avant 30 ans.

Il va falloir du temps pour rétablir la confiance des jeunes filles et redoubler d’efforts pour les inciter à se faire vacciner. De plus, il faut penser à faire ses frottis et demander conseil à son gynécologue.

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