Rapport sur les politiques de luttes contre les consommations nocives d’alcool en France

La Cour des comptes a publié le 13 juin 2016 un rapport sur les politiques de luttes contre les consommations nocives d’alcool en France pointant certains dysfonctionnements: Voici quelques éléments que vous pourrez trouver dans ce rapport (disponible en téléchargement en bas de la page) Sur les 8,8 millions de consommateurs réguliers, l’observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) estime à:

  • 3,4 millions le nombre de consommateurs à risque dont 10 % seulement seraient pris en charge.

Selon la seule étude récente disponible en France, publiée en 2013 :

  • 49 000 décès étaient attribuables à l’alcool en 2009 soit 13 % de la mortalité pour les hommes et 5 % de la mortalité pour les femmes.

Une étude publiée en 2015 notait que l’alcool était :

  • la première cause d’hospitalisation avec 580 000 patients pour un coût estimé à 2,6 Md€) et que la consommation excessive d’alcool était associée à une soixantaine de pathologies.conso tabac alcool cannabis

L’idée qu’il existe une consommation sans  risque est de plus en plus remise en question par la science, les risques de cancer apparaissent:

pour des niveaux de consommation inférieurs aux repères ont conduit de nombreux pays à réviser leurs recommandations mais pas en France.

 

  Le rapport pointe une absence d’évaluation des conséquences de l’alcool en général et les tentatives d’influences sur la politique de Santé de la France et au niveau Européen

« Si le rôle de l’alcool dans les accidents de la route est bien mesuré, celui-ci est plus diffus en cas d’atteinte aux personnes, très peu d’études étant disponibles. »

«  La filière de production met en avant son rôle dans l’économie et dans la vie en société, et les autorités sanitaires les risques liés aux consommations nocives.»

« Dans ce contexte, les acteurs publics sont en position de faiblesse face au secteur des boissons alcoolisées, très présent auprès des institutions européennes et nationales. »

et ajoute que l’action des groupes de pressions (quel que soit la nature du lobby) reste pour l’instant peu encadré, et limité aux seuls députés du parlement (ne concerne pas le sénat par exemple)

«Un travail de prévention insuffisant et mal coordonné que ce soit en milieu scolaire, milieu universitaire ou dans le monde du travail en particulier sur les accidents du travail liés à la consommation d’alcool.»

Le rapport étant infiniment plus complet que ces quelques éléments, je vous recommande d’y jeter un oeil.

Le rapport de la cour des Comptes

La synthèse du rapport

Le communiqué de presse (3pages)

 AZS

 

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