Troubles du sommeil et cyberradiction

En 2013, la mutuelle étudiante EMEVIA (en partenariat avec l’institution CSA) a réalisé une enquête de santé sur les liens qui existent entre les pratiques des étudiants sur internet et leur sommeil.

Jeux en ligne : les garçons sont plus concernés par les jeux sur internet et les jeux vidéo. Mais ces dernières années de nouvelles tendances sont apparus : les étudiants sont plus nombreux à jouer en réseau alors que les étudiantes sont plus friandes de casual games (Tetris, Candy Crush…). En revanche, garçons et filles sont autant accros à leurs comptes sur les réseaux sociaux, les plus utilisés étant Facebook (le plus populaire), Twitter et Instagram.

Dessin d'une main qui tient un smartphone, relié au poignet par une perfusion

Les conséquences se répercutent à la fois sur le cursus universitaire (baisse d’attention, des résultats scolaires, difficultés de concentration…) et sur les sphères familiales et sociales (on a du mal à décrocher de leur écran et à accorder de l’attention aux personnes présentes physiquement autour de soi). En général ce ne sont pas les étudiants eux-mêmes qui prennent conscience de leur dépendance mais plutôt leur entourage qui le leur fait remarquer. Souvent, ce n’est qu’après cette intervention qu’ils se rendent compte de leur attitude, qu’ils la critiquent et essayent de se modérer.

Parmi tous les étudiants interrogés 25% déclarent avoir mal ou très mal dormi, et 57% se sentent fatigués même après avoir passé une nuit de sommeil habituelle. De plus, la majorité ressent régulièrement une sensation de somnolence pendant la journée. Ici, les filles ont plus tendance que les garçons à ressentir ces troubles du sommeil. Plus les étudiants jouent dans la journée ou sont connectés sur les réseaux sociaux, plus ils ont des difficultés à trouver le sommeil (contrairement à ceux qui espacent leurs connexions et leurs temps de jeux).

De nombreuses autres études ont démontré que la qualité du sommeil a un impact direct sur le bien-être mental d’un individu. Plus la qualité de son sommeil sera pauvre plus il sera fatigué et aura de chances de se sentir déprimé, défaitiste, pessimiste et en manque de motivation. De plus, problèmes de sommeil et stress forment un cercle vicieux : quand on dort mal on gère moins bien son stress et un niveau de stress élevé empêche de trouver le sommeil.

Homme endormi dans son lit, qui tient son téléphone dans sa main droite

Les résultats révèlent que le sport est un facteur favorisant un meilleur sommeil. Les joueurs qui en font régulièrement dorment mieux que ceux qui n’en font pas du tout.

Enfin, la cyberaddiction aurait des effets sur la prévalence de l’obésité. 3,7% des accros qui sont critiqués par leur entourage ont un problème d’obésité alors qu’elle ne se situe qu’à 2,3% chez ceux qui n’ont jamais eu de critiques quant à leur comportement face aux jeux en ligne.

Néanmoins il est important de noter que cette prévalence varie selon le type d’activités sur écran :
– Jusqu’à 6,3% chez les étudiants qui jouent tous les jours ou presque à des jeux en réseaux avec un univers persistant,
– 5,5% pour ceux jouant à des jeux en réseaux sans univers persistant
– 3,9% pour les casual games.

– 3.4 % chez ceux qui consultent Facebook en permanence.

Pour freiner cette addiction aux jeux et aux réseaux sociaux il faut essayer de varier ses activités de plaisir en laissant son téléphone de côté : sortir avec des amis, faire du sport, aller au cinéma, à une exposition, lire un livre….

Trois jeunes en extérieur, en vélo et rollers qui discutent

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