Doit-on banaliser le cannabis ?

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Depuis environ deux générations, l’usage récréatif du cannabis augmente en France, avec une expérimentation de plus en plus précoce. Patrick Lemoine, psychiatre, dénonce dans un article paru dans Le Monde, un lobbying inconscient de certains politiques, qui tend à minimiser les dangers du cannabis.

Mais en réalité, quels sont réellement les risques engendrés par une consommation régulière de cannabis?

  •  Le risque de déclencher un processus psychotique qui n’aurait pas existé sans ce type de consommation. Ce risque est d’autant plus important que la consommation est précoce. « 10% des adolescents ayant débuté leur consommation de cannabis à l’âge de 15 ans ont présenté une schizophrénie dans les 10 ans qui ont suivi ».
  • Une mémoire à court terme perturbée chez l’adolescent, avec une tendance à devenir moins intelligent à l’âge adulte.
  • Un isolement favorisant l’apparition d’un syndrôme dépressif.
  • Un risque de basculer dans des drogues plus dures, avec la fréquentation de dealers.
  • Un risque d’accident de la route augmenté, du fait de la pertuburbation de la coordination motrice (d’autant plus lorsque la consommation de cannabis est associée à une consommation d ‘alcool).
  • Le risque d’une baisse de la fertilité chez l’homme
  • Des conséquences cérébrales importantes chez le foetus lors d’une grossesse.
  • Un risque plus important de développer un cancer.

La liste est assez longue… mais à coté de tous ces risques, quelles en sont les vertus?

  • Un apaisement de l’anxiété? Oui mais à quel prix? Les symtôme d’anxiété et d’angoisse devraient être traités de manière psychologique, car le soulagement par n’importe quel produit conduira à une dépendance.
  • Un apaisement de la douleur, qui serait le seul usage thérapeutique du cannabis pouvant être défendu, notamment les douleurs cancéreuses, à un stade avancé de la maladie, malheureusement.

Par ailleurs, la consommation actuelle n’est plus aussi sage que ce qu’elle a pu être il y a une quarantaine d’années où un joint contenait  1 à 5 % de tétrahydrocannabinol, principe actil du cannabis. Aujourdh’ui un joint en contient 22% ! Le consommation de cannabis n’est donc pas une banalité! Les risques sont nombreux, d’autant plus que la consommation est précoce.

Source:  « Shit, le bien nommé cannabis! » Patrick Lemoine. Le Monde, mercredi 12 juin 2013, Science et Médecine.

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