« Binge Drinking » et résistance à l’insuline

alcoolLa consommation d’une quantité d’alcool importante en un temps réduit, fréquente chez les jeunes, entrainerait une résistance à l’insuline.

Des chercheurs américains se sont intéressés à l’influence du « Binge Drinking » sur le syndrome métabolique (il s’agit de divers troubles qui vont provoquer des maladies telles que le diabète de type 2).

Ils ont comparé deux groupes de rats :

  • le premier groupe a consommé une grande quantité d’alcool pendant 3 jours pour reproduire le phénomène de « Binge Drinking ».
  • le second, groupe témoin, a consommé une quantité équivalente de calories, ne provenant pas d’alcool. Ceci permettait de se rendre compte si les effets entraînés étaient dus uniquement à l’alcool ou bien aussi dus à l’apport calorique provenant de l’alcool.

Chez les rats ayant pratiqué le « Binge Drinking », le taux d’insuline était très élevé même après que le taux d’alcoolémie soit revenu à zéro.

La pratique du « Binge Drinking » reproduirait ainsi le phénomène de résistance à l’insuline : l’organisme produit de l’insuline pour équilibrer la glycémie, mais les récepteurs à insuline présentent des capacités réduites pour détecter l’insuline, induisant alors une hyperglycémie malgré une quantité d’insuline disponible de plus en plus importante. Avec une telle résistance à l’insuline, les cellules pancréatiques s’épuisent, et un diabète de type 2 peut apparaître.

Sources: Lindner C, Scherer T, Zielinski E, Filatova N, Fasshauer M, Tonks NK, Puchowicz M, Buettner C. Binge Drinking induces whole-body insulin resistance by impairing hypothalamic insulin action. Science Translational Medicine. 30/01/2013.

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