Binge Drinking, les conséquences cérébrales

Le Binge Drinking, qui consiste à consommer une quantité importante d’alcool en un temps réduit, concernerait un étudiant sur trois lors des sorties entre jeunes. Ce mode de consommation touche des sujets de plus en plus jeunes alors que les effets sont d’autant plus importants et les conséquences cérébrales néfastes. En effet, un cerveau est en phase de maturation jusqu’à l’âge de 25-30 ans. Le cerveau d’un adolescent ou d’un jeune adulte est ainsi plus vulnérable à l’alcool et à l’ivresse que le cerveau d’un adulte.

Une étude a mis en évidence les conséquences importantes du binge drinking sur le cerveau, en comparant deux groupes d’étudiants en début et en fin d’année universitaire :Binge drinking déconcentration

– le premier groupe était constitué d’étudiants ayant l’intention d’avoir une consommation d’alcool faible voire nulle pendant l’année.

– le second était constitué d’étudiants ayant l’intention de boire beaucoup d’alcool durant l’année.

Un enregistrement électro-encéphalographique de l’activité du cerveau a été réalisé en début et en fin d’année universitaire. Aucune différence significative n’a été mise en évidence en septembre alors que les deux groupes n’avaient pas d’antécédents de consommation régulière d’alcool. En revanche, en mai, le second groupe, après neuf mois de pratique du Binge Drinking,  présente un ralentissement marqué de  l’activité cérébrale.

L’étude montre ainsi que des consommations excessives d’alcool, même espacées, conduisent rapidement à des effets nocifs durables sur le fonctionnement cérébral.

Une autre étude montre qu’à quantité d’alcool ingérée égale durant l’année, mais avec un mode de consommation différent (buveurs quotidiens vs binge drinker), les effets sur le cerveau ne sont pas de même intensité; les binge drinkers présentant des conséquences nocives beaucoup plus importantes.

Ainsi, l’absorption de grandes quantités d’alcool en un temps très court semble beaucoup plus nocive pour le cerveau qu’une consommation régulière mais modérée.

Alors que la consommation de cannabis a des effets plus fonctionnels sur le cerveau des usagers, l’alcool a probablement des conséquences négatives à beaucoup plus long terme !

Neuron, vol 16, N°7, 2011

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