Le Végétalisme

Qu’est ce que le végétalisme ?

Le végétalisme est un mode d’alimentation très restrictif. Souvent confondu avec le végétarisme qui élimine les viandes et les poissons de l’alimentation, le végétalisme reprend ce principe en l’étendant jusqu’à la non-consommation des produits issus des animaux. Cela concerne les œufs, le lait, le beurre et tout produit transformé ou non issu d’un animal. L’alimentation d’une personne végétalienne se construit donc autour des fruits et légumes, des légumineuses, des céréales, des produits oléagineux ou encore du soja.

Pourquoi être végétalien ?

Les motivations qui conduisent à un tel régime sont diverses et variées. Certaines s’appuient sur des croyances sur une vie plus saine. D’autres se fondent sur des convictions autour du bien-être des animaux. En effet, au-delà de ne pas tuer d’animaux, le végétalisme ne tolère pas la souffrance que peut engendrer les conditions d’élevage chez les animaux. Une autre motivation peut être la réduction de l’impact écologique engendré par les élevages et les transformations.

Quels risques pour la santé ?

Le suivi d’un tel régime demande énormément d’attention aux besoins nutritionnels du corps qui sans suivi adapté peut subir des carences importantes et aux conséquences désastreuses pour la santé. Les nutriments à surveiller en priorité sont la vitamine B12, le calcium, les oméga 3 et la vitamine D. La vitamine B12 se retrouve dans les viandes, une supplémentation est donc nécessaire bien que l’on puisse la retrouver dans certaines algues.

L’avis des organismes de santé diverge quant au suivi de ce régime à différents stades de la vie. Il apparaît donc préférable d’éviter ce type de régime chez les femmes enceintes et allaitantes ainsi que chez les jeunes enfants.

2 réponses à Le Végétalisme

  1. David Olivier dit :

    Cela fait plus de vingt ans que je suis végétalien, et je ne suis pas plus carencé qu’un autre.

    Il est vrai qu’il est assez difficile d’être végétalien, mais pas pour les raisons que vous dites. Il est difficile d’être végétalien parce que c’est une pratique minoritaire, mais surtout, en raison du manque d’information et de la désinformation ambiante, dont votre article est un exemple.

    Oui, il faut prendre un complément en vitamine B12. Cette B12 est fabriquée par des entreprises pharmaceutiques. Mais la vôtre aussi, mangeurs de viande! La viande n’est qu’un emballage de la même B12 fabriquée par les mêmes entreprises, cf. « Les animaux-emballages ». Prendre un complément de B12 n’est pas plus compliqué que manger un poulet, voire beaucoup moins si on compte tout ce que ça entraîne. Pourquoi au lieu de nous asséner qu’il est pratiquement impossible d’être végétalien, ne nous dit-on pas en termes simples comment l’être?

    Concernant le calcium: il y en a plein dans beaucoup de légumes, dans le lait de soja (ou autre) supplémenté, etc. Concernant la vitamine D: oui, c’est un problème, mais qui n’est pas spécifique aux végétaliens. La vitamine D est pratiquement absente du lait et de la viande, sauf de la chair des poissons, que beaucoup de gens ne mangent pas de toute façon. C’est pourquoi la supplémentation est régulièrement prescrite en France à tous les enfants. Faire croire qu’il s’agirait d’une carence spécifique des végétaliens est malhonnête.

    Il en va de même pour tous les nutriments dont on dit régulièrement (en France, surtout) qu’ils manquent aux végétaliens: soit leur carence n’est pas spécifique aux végétaliens, soit elle est facilement évitable.

    Ce site est un site d’information sur la santé, et non de philosophie ou d’éthique. Les personnes qui choisissent de refuser de consommer les produits de l’exploitation animale devraient y trouver non des messages alarmistes les dissuadant de vivre selon leur conscience, mais des informations simples et objectives leur permettant de le faire.

    • Alexis dit :

      Voici la réponse du Pr DECHELOTTE, responsable de l’unité de Nutrition du CHU de Rouen :

      Monsieur,

      Merci pour votre commentaire.

      Nous ne portons pas de jugement moral sur le fait de choisir d’être ou non végétalien; nous attirons sur les risques bien identifiés, que vous ne contestez pas, de différentes carences observées fréquemment avec un régime végétalien, sauf à prendre différentes précautions particulières de supplémentation, diversification avec des produits enrichis etc… comme vous l’indiquez. Il n’est pas dans la vocation du site de donner le « mode d’emploi » idéal d’un régime particulier qui n’a pas fait la preuve de son bénéfice pour la santé à l’échelon d’une population.

      Certaines propositions du PNNS, telles que la réduction de la consommation de produits d’origine animale, et de facto de graisses saturées et de l’apport total en protéines, sans doute excessif chez beaucoup de français, et de l’augmentation de la consommation de fruits et légumes soulignent l’intérêt d’une réorientation partielle vers des produits d’origine végétale de notre modèle alimentaire.

      Il est de notre devoir de signaler aussi l’existence de dérives dans la pratique draconnienne de régimes végétaliens à des âges critiques (enfant en croissance) qui confinent à la maltraitance (cf affaire récente), ou à la manipulation mentale de type sectaire. Enfin, derrière certaines pratiques de régimes restrictifs et/ou végétaliens, nous découvrons fréquemment d’authentiques troubles du comportement alimentaire.

      Donc, pas de rejet total du régime végétalien, qui très bien conduit peut être acceptable d’un point de vue nutritionnel, mais nous maintenons notre message d’alerte sur les risques et dérives possibles.

      Avec mes salutations dévouées.

      Pr Pierre Déchelotte

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