Aspartame : de nouvelles études

De nouvelles études scientifiques ont été récemment publiées sur d’éventuels effets qui pourraient être attribués à l’aspartame ou à des boissons contenant des édulcorants alimentaires, dont l’aspartame. En voici les conclusions :

Etude italienne du Dr Soffritti

De quoi s’alarmer ? La consommation de forte dose d’aspartame conduit à augmenter le nombre de cancers chez les souris mâles.

De quoi tempérer ? Cette expérience fut déjà réalisée par la même équipe avec apparition de tumeurs différentes, ce qui montre l’existence de spécificité aux espèces et l’extrapolation chez l’homme apparait comme difficile. Surtout, la méthodologie utilisée est qualifiée comme douteuse par les spécialistes car elle n’est pas celle de référence.

Etude danoise

De quoi s’alarmer ? La forte consommation chez les femmes enceintes de boissons gazeuses contenant des édulcorants conduit à l’augmentation du risque d’accouchement prématuré provoqué.

De quoi tempérer ? Les auteurs indiquent eux-mêmes que les résultats doivent être confirmés par d’autres études notamment sur le mécanisme de souffrance fœtale qui va demander un accouchement prématuré.

Comme disait Paracelse « la dose fait le poison » et cela fonctionne pour tous nos aliments. Ainsi, il parait nécessaire de respecter la DJA (Dose Journalière Admissible) de l’aspartame estimée à 40 mg/kg de poids corporel par des études menées par l’OMS, l’EFSA et la FDA (Organisme de contrôle mondial, européen et américain).
(1) Soffritti M. et al. Aspartame administered in feed, beginning prenatally through life span, induces cancers of the liver and lung in male Swiss Mice. Am. J. Ind. Med. 53: 1197-206, 2010
(2) Rapport Afssa en 2002 et contribution de l’Agence au rapport EFSA de 2006
(3) Evaluation des risques faites par l’EFSA en 2006 + avis sur les études Soffritti en 2005 et 2009
(4) Halldorsson T. et al. Intake of artificially sweetened soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study in 59,334 Danish pregnant women. Am. J. Clin. Nutr. 92: 626-33, 2010

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